Vous possédez un diesel et vous vous demandez si c’est le bon moment pour vendre ? Entre les annonces d’interdiction du thermique, la multiplication des Zones à Faibles Émissions et le discours ambiant sur l’électrique, difficile d’y voir clair. Pourtant, la réalité du marché de l’occasion raconte une histoire bien différente des gros titres.
Sommaire
Où en est réellement le diesel en 2026 ? État des lieux factuel du marché
Évolution des ventes et du parc diesel en Europe et en France
Le parc automobile français compte aujourd’hui environ 45% de véhicules diesel, alors que les ventes de voitures neuves diesel ne représentent plus que 8 à 10% des transactions. Ce décalage s’explique par l’histoire récente de l’industrie automobile. Entre 2008 et 2018, les Français ont massivement acheté du diesel quand le gouvernement le présentait comme la solution écologique face au moteur essence.
Sur le marché de l’occasion, la motorisation diesel garde une place solide. En 2025, environ 35% des transactions concernaient encore des voitures diesel, contre 42% pour l’essence. La baisse est réelle, mais progressive. Un grand nombre de particuliers et de professionnels cherchent encore ce type de véhicule pour des raisons économiques.
| Motorisation | Part du marché occasion 2025 | Délai moyen de vente | Public cible |
| Diesel récent (Euro 6d) | 35% | 30-45 jours | Gros rouleurs, professionnels |
| Essence | 42% | 25-35 jours | Grande majorité |
| Hybride | 15% | 20-30 jours | Urbains |
| Électrique | 8% | 25-40 jours | Budgets moyens avec aide |
L’impact des politiques publiques sur la perception du diesel
Les Zones à Faibles Émissions couvrent aujourd’hui une douzaine d’agglomérations en France, dont Paris. Elles interdisent progressivement la circulation des véhicules les plus polluants. Mais attention : la vignette Crit’Air 2 (diesel Euro 5 et 6) circule encore sans restriction dans la plupart des ZFE actuelles.