Vous venez de passer votre contrôle technique et le procès verbal mentionne une contre-visite obligatoire. Avez-vous encore le droit de vendre votre voiture ? La réponse est oui, vendre avec contre-visite reste parfaitement légal. Le Code de la route fixe cependant des règles strictes à respecter. Délai de 2 mois, documents exigés, responsabilité du vendeur : ce cadre légal mérite d’être clarifié pour éviter tout problème juridique lors de la cession du véhicule.
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Qu’est-ce qu’une contre-visite au contrôle technique ?
La contre-visite est le second passage obligatoire au centre de contrôle technique après un contrôle initial qui a relevé des défauts à corriger. Le procès verbal de contrôle classe les anomalies constatées selon trois niveaux de gravité.
Les défaillances mineures n’empêchent pas la circulation du véhicule. Elles touchent des éléments cosmétiques ou des dysfonctionnements mineurs sans impact sur la sécurité routière : pneu légèrement abîmé, rétroviseur fêlé, feu de plaque d’immatriculation défaillant. Le véhicule reçoit un avis favorable malgré ces points relevés.
Les défaillances majeures déclenchent la contre-visite. Le contrôleur du centre agréé vous accorde un délai de deux mois pour effectuer les réparations et repasser au centre. Ces anomalies concernent des éléments de sécurité sans rendre le véhicule dangereux dans l’immédiat : amortisseurs fatigués, plaquettes de frein usées à 80%, rotule de direction avec du jeu. Vous conservez le droit de circuler durant ce délai légal.
